A désormais un an d’une Coupe du Monde
très attendue, aussi bien sportivement que politiquement, deux sélections
semblent se dégager pour le rôle de favori. L’Espagne, championne du monde en
titre, et le Brésil, pays organisateur. C’est d’ailleurs dans un premier temps
pour ces raisons précises qu’ils se situent actuellement légèrement au dessus
des autres nations majeures dans l’optique d’une victoire finale.
Le Brésil,
qui n’a pas perdu à domicile depuis 2004, est pour cette principale statistique
le favori numéro un. Le match de dimanche donnera un indice certain sur le
statut de tête de série fictive numéro un l’an prochain. Tout laisse à croire
que l’Espagne possède tout de même encore un avantage en terme d’effectif. En
effet, ils possèdent une dizaine de joueurs de classe mondiale (Inesta, Xavi,
Pique, Silva, Fabregas, Ramos, Alba, Mata, Busquet et les deux gardiens), un
banc de touche capable de faire le différence dans une grande compétition et
enfin une génération de jeunes joueurs (Isco, Thiago Alcantara) qui risque
d’intégrer rapidement et régulièrement les A. Leur capital confiance est
toujours au plus haut et ils dominent le Football mondial depuis 7 ans.
Du coté de
la seleçao, plusieurs interrogations subsistent. L’impact offensif des latéraux
se transforme aussi en point faible. Qui jouera aux cotés de Thiago
Silva ? David Luiz manque de sérénité, de concentration et son placement
est souvent aléatoire. Dante lui n’est pas toujours propre dans ses
interventions et il est en grand danger lorsque le jeu se situe dans son dos.
Le poste de gardien est aussi soumis à plusieurs interrogations. Ou en sera
Julio Cesar (34 ans) dans un an lui qui a été relégué avec QPR ? Entre
Jefferson (Vasco) et le jeune prometteur Rafael (Santos, promis à Naples) qui
pousse à la porte, rien n’est encore sur. Au milieu, Luis Gustavo et Paulinho
(annoncé à Tottenham) n’ont pas encore atteint le top niveau international.
Neymar, Thiago Silva, Daniel Alves et Marcelo peuvent tout de même être les
leaders d’une équipe pleine de promesses dans le jeu. Un jeu technique, basé
sur la possession et le travail offensif dans les petits espaces, qui est sans
rappelé ce qui a mis sur le toit du monde la sélection espagnole.
Derrière,
l’Argentine aura l’avantage de laisser une pression énorme aux deux favoris.
C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils pourraient remporter un trophée
qu’ils attendent depuis 1986. Malgré une puissance offensive exceptionnelle,
ils affichent cependant des carences défensives en terme de joueurs de très
haut niveau (Zabaleta, Garay, Colocinni, Otamendi, Rojo et Fernandez). Il
devraient être au rendez vous c’est une certitude.
L’Allemagne,
elle, aura du mal à faire face aux équipes qui entretiennent une philosophie de
possession du ballon et face à des gabarits vifs et techniques type Espagnols,
Argentins et Brésiliens. Mais nul doute que leur impact physique et leur
rigueur essentielle seront des atouts pour ne pas décevoir leurs supporters.
Ensuite, du
coté des outsiders, les équipes à éviter seront comme toujours les loups
Italiens et Uruguayens. Deux équipes très compliquées à jouer, au mental fort
et qui ont l’habitude de souffrir. Leurs lignes de défense très basses et
l’implication défensive de leurs attaquants sont des poisons pour leurs
adversaires. De plus, ils possèdent des avants centre d’exception ne
nécessitant qu’un ou deux ballons pour faire la différence. On l’a encore vu
cette semaine, autant pour l’Espagne que pour le Brésil, ils sont capables de
poser des problèmes tactiques aux meilleurs.
Enfin, la
surprise. Il y en a toujours une. L’an prochain, ce pourrait être la Belgique.
Un onze constitué de joueurs évoluant dans les plus grands clubs et les
meilleurs championnats, des résultats récents qui laissent à penser qu’ils ne
feront pas de complexes. Kompany, Hazard en tête de file sont déjà des joueurs
fantastiques. Fellaini, Vertonghen, Witsel, Dembele et Courtois sont proches du
très, très, haut niveau. Ils possèdent maintenant avec Lukaku et Benteke les
deux pointes qui leur faisaient défaut.
Vous l’aurez
compris le match de dimanche n’est pas anodin. Le monde du Football attend avec
impatience ce rendez vous. Simple répétition ? Passage de témoin annoncé ?
A eux de voir…
Jonathan
Beilin

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