vendredi 28 juin 2013

Brésil – Espagne, Acte I ?



  A désormais un an d’une Coupe du Monde très attendue, aussi bien sportivement que politiquement, deux sélections semblent se dégager pour le rôle de favori. L’Espagne, championne du monde en titre, et le Brésil, pays organisateur. C’est d’ailleurs dans un premier temps pour ces raisons précises qu’ils se situent actuellement légèrement au dessus des autres nations majeures dans l’optique d’une victoire finale.

  Le Brésil, qui n’a pas perdu à domicile depuis 2004, est pour cette principale statistique le favori numéro un. Le match de dimanche donnera un indice certain sur le statut de tête de série fictive numéro un l’an prochain. Tout laisse à croire que l’Espagne possède tout de même encore un avantage en terme d’effectif. En effet, ils possèdent une dizaine de joueurs de classe mondiale (Inesta, Xavi, Pique, Silva, Fabregas, Ramos, Alba, Mata, Busquet et les deux gardiens), un banc de touche capable de faire le différence dans une grande compétition et enfin une génération de jeunes joueurs (Isco, Thiago Alcantara) qui risque d’intégrer rapidement et régulièrement les A. Leur capital confiance est toujours au plus haut et ils dominent le Football mondial depuis 7 ans.

  Du coté de la seleçao, plusieurs interrogations subsistent. L’impact offensif des latéraux se transforme aussi en point faible. Qui jouera aux cotés de Thiago Silva ? David Luiz manque de sérénité, de concentration et son placement est souvent aléatoire. Dante lui n’est pas toujours propre dans ses interventions et il est en grand danger lorsque le jeu se situe dans son dos. Le poste de gardien est aussi soumis à plusieurs interrogations. Ou en sera Julio Cesar (34 ans) dans un an lui qui a été relégué avec QPR ? Entre Jefferson (Vasco) et le jeune prometteur Rafael (Santos, promis à Naples) qui pousse à la porte, rien n’est encore sur. Au milieu, Luis Gustavo et Paulinho (annoncé à Tottenham) n’ont pas encore atteint le top niveau international. Neymar, Thiago Silva, Daniel Alves et Marcelo peuvent tout de même être les leaders d’une équipe pleine de promesses dans le jeu. Un jeu technique, basé sur la possession et le travail offensif dans les petits espaces, qui est sans rappelé ce qui a mis sur le toit du monde la sélection espagnole.

  Derrière, l’Argentine aura l’avantage de laisser une pression énorme aux deux favoris. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils pourraient remporter un trophée qu’ils attendent depuis 1986. Malgré une puissance offensive exceptionnelle, ils affichent cependant des carences défensives en terme de joueurs de très haut niveau (Zabaleta, Garay, Colocinni, Otamendi, Rojo et Fernandez). Il devraient être au rendez vous c’est une certitude.

  L’Allemagne, elle, aura du mal à faire face aux équipes qui entretiennent une philosophie de possession du ballon et face à des gabarits vifs et techniques type Espagnols, Argentins et Brésiliens. Mais nul doute que leur impact physique et leur rigueur essentielle seront des atouts pour ne pas décevoir leurs supporters.

  Ensuite, du coté des outsiders, les équipes à éviter seront comme toujours les loups Italiens et Uruguayens. Deux équipes très compliquées à jouer, au mental fort et qui ont l’habitude de souffrir. Leurs lignes de défense très basses et l’implication défensive de leurs attaquants sont des poisons pour leurs adversaires. De plus, ils possèdent des avants centre d’exception ne nécessitant qu’un ou deux ballons pour faire la différence. On l’a encore vu cette semaine, autant pour l’Espagne que pour le Brésil, ils sont capables de poser des problèmes tactiques aux meilleurs.

  Enfin, la surprise. Il y en a toujours une. L’an prochain, ce pourrait être la Belgique. Un onze constitué de joueurs évoluant dans les plus grands clubs et les meilleurs championnats, des résultats récents qui laissent à penser qu’ils ne feront pas de complexes. Kompany, Hazard en tête de file sont déjà des joueurs fantastiques. Fellaini, Vertonghen, Witsel, Dembele et Courtois sont proches du très, très, haut niveau. Ils possèdent maintenant avec Lukaku et Benteke les deux pointes qui leur faisaient défaut.

  Vous l’aurez compris le match de dimanche n’est pas anodin. Le monde du Football attend avec impatience ce rendez vous. Simple répétition ? Passage de témoin annoncé ? A eux de voir…

  Jonathan Beilin

mardi 25 juin 2013

Tribune Objective sur Laurent Blanc, nouvel entraineur du Paris Saint Germain.




  Laurent Blanc est un ancien joueur international (97 selections), Champion du Monde 98 et Champion d'Europe 2000. Entre 1994 et 2000, il n'a connu qu'une défaite en 60 matchs sous le maillot bleu (il n'a d'ailleurs jamais perdu associé a Barthez, Thuram, Desailly et Lizarazu en carrière). 

  En club, Laurent Blanc a toujours été titulaire (de 18 ans à 37 ans) dans tous les clubs pour lesquels il a joué. Pour rappel, Laurent Blanc a joué au Barca, à Manchester United, à l'Inter Milan, à Naples, à Auxerre, à Marseille, à Saint Etienne, à Montpellier et à Nimes. 

  En 2007, Laurent Blanc devient entraineur des Girondins de Bordeaux, il arrive alors a hisser cette équipe alors moyenne à la seconde place du Championnat avec 13 points d'avance sur le 3ème. L'année suivante, Bordeaux gagne le Championnat, la Coupe de la Ligue et le Trophée des Champions. Laurent Blanc emmène alors Bordeaux en quart de finale de la Ligue des Champions avec le total de point le plus élevé de la phase de poules. 

  En 2010, il est nommé Sélectionneur de l'équipe de France. Après les deux matchs de suspension de l'intégralité de l'effectif présent en Afrique du sud, il réalise une série de 23 matchs d'invincibilité avant que des joueurs tels que Nasri, Menez, Ben Arfa et Benzema se désintéressent du troisième et dernier match contre la Suède. L'équipe, finalement dépassée par l'Angleterre, hérite ainsi de l'Espagne en quart de finale. Laurent Blanc déçu par l'attitude des ces joueurs décide alors de quitter l'équipe de France. 

  Depuis ce jour la, Laurent Blanc décide de prendre ses distances avec les médias. Lui qui était alors célébré pour le jeu retrouvé de l'équipe de France et pour des résultats "très satisfaisants" devient alors celui qui n'a pas su gérer un vestiaire difficile. On dit alors de lui qu'il ne fait pas les entrainements par exemple alors que pour rappel, tous les plus grands entraineurs du monde (Guardiola, Mourinho, Ancelotti, ect...) délèguent eux aussi la majorité des entrainement au staff technique. Sa relation avec les médias est alors "rompue" et par simple comparaison, Didier Deschamps, le "chouchou" des médias enregistre lui le pire bilan depuis 25 ans à la tête des bleus, mais bon c'est Deschamps. 

  Laurent Blanc est un entraineur dont les principaux axes de travail sont la possession du ballon, le jeu offensif et la technique. C'est celui qui a sublimé des joueurs comme Gourcuff et Cabaye, qui à réussi a nous faire croire que Chamakh était un grand avant centre ou encore que Chalmé était un bon latéral. 

  Pour ceux qui osent se demander s'il est capable de tenir le vestiaire du PSG, je me demande s'il est nécessaire de rappeler que Zlatan, Thiago Silva, Maxwell ou encore Thiago Motta ne sont pas Nasri, Ben Arfa ou.... Menez ! 

  J'attend avec impatience de voir jouer le Paris Saint Germain comme il le devrait. J'en ai assez de les voir évoluer en contre en Ligue 1. J'espère que la technique sera l'axe prioritaire l'an prochain et que des joueurs comme Pastore et Verratti seront mis en avant.

  Et puis la touillette, la barbichette, l'accent du sud ouest, le fameux "je crois que bon", c'est la France ça !!!

  Jonathan Beilin